L A C U N E - S E N T I M E N T A L
Postée devant sa fenêtre s'ennivrant d'une musique triste elle se demande à quoi pourrait ressembler son futur avenir. Elle aimerait tellement de chose pour compléter sa vie, qu'elle n'en trouve même pas les mots. Elle se fait un monde, un monde ou personne ne peut entrer sans sa permisssion. Elle se dit qu'elle pourrait refaire sa vie mille fois dans sa tête, mais que de toute façon elle n'y arriverait pas puisqu'elle n'en avait plus la force. Passant sa main dans ses cheveux, elle en retira une dizaine, une dizaine pour elle ceci ne signifiait rien... Elle pense que le bonheur, le vrai bonheur est quelque part, mais mademoiselle n'essaye pas de le chercher. Elle l'attend. Et oui elle l'attend désésperement... Mais elle ne cherche pas à se plaindre. Sa vie ne se résume qu' à quelques mots: boire, baiser, sortir, être défoncée jusqu' à en vomir, essayer de nouvelles substances illicites... Mais elle souhaite devenir consciente. Consciente de ses actes, de ses gestes et de pleins d'autres choses. Elle sent comme une envie soudaine de mourir, pour voir quelle est cet effet, comment ce déroulerait le monde sans elle, si ses amis penseraient à elle, s'ils l'appelleraient pour l'inviter comme chaque années pour la nouvelle collection printemps/été de Balenciaga ou bien celle de Christian Lacroix, si ses proches se demanderaient si elle va bien et ou est-elle passé. Mais elle le sait très bien, que pour tous les autres la vie serait la même, qu'aucun ne se soucierait d'elle. Une goutte coula lentement sur ses joues, descendît jusqu'à son menton, elle se mit à sourire de tristesse, se disant qu'elle était misérable. Elle alluma une de ses Marlboro Light, puis avec l'une de ses mains elle effaça cette larme qui la gênait tant. Le lendemain, elle avait toujours le même goût celui du grand vide, celui d'ou personne ne peut sortir, celui ou l'on aurait besoin d'avoir " l'homme de sa vie"...Mais elle ne sait pas s' il existe vraiment. Elle ne veut même pas se lever de son lit. Elle veut fumer. Elle veut la tranquilliter. Elle veut finir. Elle repense à grever. Ce soir si elle en a la force, elle sortira en boîte. Un endroit ou elle peut essayer de se changer les idées, un lieu ou elle pourra se reffugier et ne plus penser, mais juste s'éclater. Maquillée, habillée et souriante, c'est pour elle une nouvelle soirée qui débute même si elle sera comme les autres. Mais ce soir elle décida de ne pas boire. En rentrant chez elle, elle examina la rue sombre, et apperçu au loin ce belle inconnu qu'elle ne connaissait pas, mais qu'en très peu de temps elle voulait découvrir. Il la fixa à son tour. Lui sourit. Elle fût de même. Plus le temps passa plus ils simpatisa. Un beau sort il lui proposa qu'elle dorme chez lui. Elle accepta, tout en souriant, ce sourire que plus personne n'avait vue. Arrivés en bas de chez lui, elle lui déclara qu'il était plus qu'un simple amis pour elle. Il se mit à rire. Elle souria puis déposa sur sa joue un baiser, un baiser qu'aucun autre n'avait eu. Devant la porte d'entrée il l'a portait comme une princesse, elle se sentait comme sur des nuages, ceux que l'on connait très rarement dans une vie. Il l'a déposa sur son lit, l'embrassa tout en descendant très doucement. Elle chuchota d'une voie très faible: " Je taime..." . Deux jours plus tards, plus de nouvelles, plus aucun appel, mais toujours les souvenirs de cette tendre et douce soirée, mais sutout toujours ces sentiments, qu'elle était prête à lui dévoiler haut et fort! Mais si seulement il dégnait à répondre... Prise de cette envie de voir celui qu'on aime, elle mit son manteau, courut, courut, courut comme elle n'avait jamais courut de sa vie! Arrivée dans la rue ou il habitait, elle ralentissa mais toujours avec cette envie de le voir, de pouvoir l'embrasser, de tout lui dire une bonne fois pour toute! Montant les escaliers elle entendu du bruit mais continua son chemin. Elle le vit lui enlacé dans les bras d'une autre, il l'embrassa comme il avait fait avec elle. Prise d'une colère, elle le giffla, l'injura...Il l'a regarda rigola aigrement pusi lui déclara qu'elle n'était qu'un simple passe-temps, qu'il avait obtenu ce qu'il voulait! Mais en la dévisageant il lui cria: " Ne fais pas la fille qui a des sentiments ou bien qui est totalement choquée! Tu le savais que j'allais faire ça! Allez barre toi! De retour chez elle, elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. Elle avait des traits fins, si fins qu'ils pouvaient vous en faire trembler... Elle alla faire couler de l'eau dans son bain, dans l'espoir de se détendre... Elle se déshabilla, rentra dans son bain, se lava le corps. Elle commença à couler tout doucement. Arrivée sous l'eau elle coupa sa respiration, pensa à ce qu'elle a vécu dans sa pitoyable existance. Sa respiration devenait inégale, et difficile. Son corps se raidi. Plus rien, plus un seul geste, plus de mouvement venant de l'eau, plus de respiration. Elle allait donc connaître ainsi une tendre vie, là haut, ou tout lui parraissait si paisible. C'était son cruel destin. Peut-être que là-bas elle vivra le bonheur qu'elle voulait tant connaître mais pas chercher...
Julianne.